Le RER wallon est une nécessité pour notre pays

ECOLO demande un rapport d’urgence de la Cour des Comptes sur la gestion du dossier

Photo Flickr (CC) Tom Hilton

La Ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, vient d’annoncer l’enterrement du projet de mise à 4 voies des lignes RER au Sud du pays pour des raisons budgétaires. Le choc est profond : près 2 milliards d’investissements déjà réalisés, des travaux qui n’en finissent pas de ralentir et retarder les voyageurs depuis plus de 10 ans, des désagréments importants liés aux chantiers dans les communes du Brabant Flamand et du Brabant wallon... Tout cela pour rien ?

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Par Patrick Dupriez
Publié le 3 février 2016

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Pour Ecolo, abandonner la finalisation des travaux d’investissement revient à dénoncer l’accord de coopération de mars 2002 et la convention de mars 2003 entre les régions et l’État fédéral. Cet accord prévoyait explicitement la mise à 4 voies de la ligne 161. Une réunion du Comité de Concertation rassemblant les ministres de la mobilité est dès lors urgente pour clarifier le respect des engagements des différents gouvernements.

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Une telle décision pose également de nombreuses questions : pourquoi les budgets viennent-ils à manquer pour finaliser les travaux dans le Sud du pays alors que les travaux sont quasi finalisés côté flamand ? L’accord de coopération déterminant les montants alloués pour construire le RER a-t-il été respecté ? Si le projet de mise à 4 voies est abandonné, quel serait le montant des travaux réalisés potentiellement inutiles ? Quel est l’impact financier lié au non développement du réseau RER au Sud du pays ? A quel niveau s’élèvent les préfinancements de la Wallonie pour les infrastructures RER et dans quelle mesures sont-ils utilisés de façon efficace ? La mise en service de trains supplémentaire de type S ne risque-t-elle pas de porter préjudice aux lignes actuelles reliant Bruxelles et Arlon et Bruxelles et Charleroi ?

Comme on le voit, les questions ne manquent pas.

ECOLO introduira donc ce jour une demande d’audit de la Cour des Comptes auprès de la Commission Infrastructure de la Chambre. « L’abandon du RER tel que prévu initialement est une catastrophe économique, environnementale et de santé publique pour la Wallonie et Bruxelles. Il pose également de nombreuses questions sur la gestion de ce dossier. Sur base des conclusions de la Cour des Comptes, ECOLO évaluera l’opportunité d’une Commission d’Enquête Parlementaire », déclare Patrick Dupriez.

Nous ne pouvons accepter que l’État fédéral renonce à ses engagements climatiques et à sa responsabilité en matière de mobilité durable pour des raisons budgétaires. L’honneur du politique réside dans ses choix. Renoncer à récupérer plus de 700 millions d’euros de cadeaux fiscaux aux multinationales, investir dans de nouveaux avions de chasse, maintenir un soutien unique au monde en faveur des voitures de société… autant de choix discutables au regard de la priorité absolue de constitue aujourd’hui la mise en service d’un vrai RER pour l’avenir de la mobilité dans notre pays.

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Un dossier suivi par

Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d'ECOLO
Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.
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