Syrie

Ecolo réclame la fin des frappes massives et la création de couloirs humanitaires

Photo (C) Reporters

Depuis la fin de la dernière tentative de cessez-le-feu en Syrie, le 19 septembre, les bombardements aériens sur la ville d’Alep, par les armées syrienne et russe, ont repris avec une violence inouïe. Des centaines de civils, dont de nombreux enfants, y ont déjà trouvé la mort. Hier, les raids aériens syriens et russes ont entièrement détruit l’hôpital M10, le plus grand de la partie rebelle d’Alep. Pour Ecolo, l’utilisation disproportionnée d’armes contre les civils est non seulement intolérable mais également constitutive de crime de guerre, comme plusieurs représentants internationaux l’ont récemment rappelé. L’utilisation d’armes illégales, telles que des munitions au phosphore, entraîne en outre encore davantage les citoyens d’Alep dans la barbarie.

En savoir plus

URL de partage :

Par Benoit Hellings
Publié le 4 octobre 2016

+ -
Niveau 3

« Depuis maintenant plus de quatre ans, Alep et plusieurs villes rebelles en Syrie font face à un siège impitoyable », s’indigne le député fédéral Ecolo Benoit Hellings. « Les 250.000 habitants toujours bloqués dans la partie échappant au régime de Bachar Al-Assad survivent dans des conditions effroyables qui risquent encore de s’aggraver, l’eau et l’électricité ayant été coupées par l’intensité des frappes. L’urgence humanitaire impose dorénavant une solution rapide afin d’éviter de nouvelles victimes innocentes. »

+ -
Niveau 4

Ecolo appelle dès lors la Belgique à intervenir au sein des instances internationales adéquates pour mettre en place des couloirs humanitaires facilitant la sortie des habitants assiégés d’Alep. Dans le même temps, les Verts réclament que notre pays fasse pression pour que la distribution de vivres et de produits médicaux soit réalisée dans les zones concernées, afin de venir en aide aux populations touchées. Ces dernières pourraient aussi prendre la forme de largages par l’ONU, en collaboration avec certaines ONG. Ces largages doivent cependant être envisagés en dernier recours, vu la difficulté de les mettre en œuvre sans risques pour les populations au sol et d’atteindre les bons destinataires.

Ecolo souhaite également qu’un débat soit enfin mené sur la mise en place de « no-bombing zones » au-dessus des principales villes syriennes actuellement assiégées par le régime, afin que cessent les frappes massives et indiscriminées contre les Syriennes et les Syriens. L’Union Européenne a joué un rôle important dans la résolution de la crise nucléaire avec l’Iran. Elle doit, pour les écologistes, redevenir cet intermédiaire permettant de dépasser les clivages nationaux, et d’arriver à conclure un accord permettant aux armes de se taire en Syrie.

Enfin, Ecolo demande que la Belgique dénonce immédiatement la convention militaire liant les six pays de la coalition actuellement engagés dans l’Est de la Syrie, et la Russie dans la lutte armée contre Daesh. « Cet accord, présenté comme technique par le Ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA), a été signé le 20 octobre 2015 entre militaires occidentaux et russes. Or, les aviations russes et syriennes ne bombardent que marginalement Daesh et concentrent honteusement leurs frappes vers les zones contrôlées – entre autre - par ce qui reste de l’armée syrienne libre, où la coalition n’intervient évidemment pas. La Défense belge ne peut se rendre de facto complice des exactions russes en cours dans les zones rebelles syriennes à l’Ouest et doit se retirer de cette convention. La Belgique ne peut continuer plus longtemps à fermer les yeux sur ce qu’il se passe en Syrie. Et l’immobilisme dont l’Union européenne se rend actuellement coupable doit cesser », conclut Benoit Hellings.

+ -
Niveau 5

Un dossier suivi par

Benoit Hellings

Benoit Hellings

Député fédéral
Benoit Hellings est né à Oupeye le 7 juillet 1978.
36 ans | Deputé fédéral élu dans la circonscription de Bruxelles | Cycliste quotidien | Ancien Président du Port de Bruxelles | Ancien Sénateur | Ecologeek
En savoir plus
Haut de page

Chargement