Energie

Ecolo vise l’indépendance énergétique en 2050

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Pour son événement de rentrée, ECOLO entend mettre la priorité sur un facteur essentiel de stabilité au niveau national comme international : l’indépendance énergétique de notre pays.
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Par Patrick Dupriez, Zakia Khattabi
Publié le 25 septembre 2016

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Niveau 3

Le choix des énergies renouvelables c’est celui qui assainit notre environnement. Choisir le 100 % renouvelable, c’est vivre mieux dans une société plus juste. L’indépendance énergétique, c’est aussi plus de démocratie, car sortir de l’ère du pétrole et du nucléaire, c’est s’affranchir d’acteurs tout puissants, décentraliser la production... Notre avenir n’appartient ni à Total, ni à Electrabel, n’en déplaise à Madame Marghem. C’est parce que cette dimension démocratique est essentielle que nous aurons besoin de davantage de participation citoyenne pour réussir la transition énergétique.

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Niveau 4

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« Nous savons tous ici que notre monde doit profondément se transformer pour réussir les défis du 21ème siècle. Cette transformation ne sera possible qu’avec une large mobilisation citoyenne et avec une vraie vision politique du chemin à emprunter.

L’Allemagne a fait un choix, celui de la transition énergétique et de l’indépendance énergétique. Ce choix transcende les partis, le monde économique et syndical. C’est un choix de société.Nous avons besoin de faire ce choix aussi en Belgique.

Une Belgique qui continue à subsidier massivement les secteurs énergétiques du passé : 23 % des subventions à l’énergie sont consacrés à l’énergie nucléaire et pas moins de 48 % aux combustibles fossiles...
A peine 23 % du soutien financier à l’énergie sont dédiés aux énergies renouvelables et seulement 6 % aux économies d’énergie.
Comment ne pas s’insurger face à cet aveuglement. Ce comportement morbide qui voit une société financer sa propre destruction. Comment l’accepter alors que les solutions sont là, accessibles, réalistes et peuvent bénéficier au plus grand monde ?

La transition énergétique et plus globalement écologique permettrait selon nos estimations de créer de 150 000 à 240 000 emplois nets ajoutés, soit entre un tiers et la moitié du nombre de chômeurs en Belgique.

Alors, je connais un Monsieur Coué qui martelle « jobs, jobs, jobs » ! Je veux dire avec vous aujourd’hui que l’avenir que nous souhaitons construire, il est à portée de mains et que ce demain ce sera « good Jobs, green jobs, great jobs » ! Merci pour votre présence et place au débat ! »

Patrick Dupriez, discours d’introduction de l’EcolabEnergie du 25/9/16.

Discours complet :

PDF - 130.8 ko

Les 3 propositions d’Ecolo pour atteindre l’indépendance énergétique :


LEVIER #1

Les citoyens ACTEURS de la transition énergétique
Nous voulons favoriser la participation citoyenne dans les investissements en énergies renouvelables.

Cette option peut prendre différentes formes :

Obliger l’ouverture à la participation citoyenne de chaque projet d’énergie renouvelable : une part significative du capital doit y être détenue par des citoyens. Soutenir le développement des coopératives énergétiques - dont l’objet est le développement des énergies renouvelables ou l’efficacité énergétique - par une garantie publique des parts investies (sur le modèle des comptes épargne). Modifier le cadre législatif pour que des investissements réalisés conjointement par les citoyens et les communes (en bâtiments ou infrastructures) ne soient plus considérés comme de l’endettement dans les budgets communaux.


LEVIER #2

Les territoires MOTEURS de la transition énergétique
Les territoires sont souvent et peuvent devenir les MOTEURS de la transition énergétique.

Produire, distribuer et consommer l’énergie implique l’intervention de différents acteurs : ceux qui produisent l’énergie (particuliers, communes, PME, agriculteurs), ceux qui la stockent ou la transportent, ceux qui investissent dans les installations (coopératives citoyennes, acteurs financiers classiques, fonds publics) et ceux qui la consomment.

Pour amplifier et généraliser ce mouvement, nous proposons de créer des sociétés énergétiques locales à l’échelle des quartiers, des villages ou des bassins de vie (selon la configuration locale) qui rassemblent l’ensemble des « parties prenantes ».
Ces sociétés seront chargées d’accélérer la mise en en œuvre la transition énergétique.

Soutenues fiscalement (TVA à 6%), elles auront accès à des fonds spécifiques (fonds Kyoto, fonds d’investissement pour la transition de la BEI,…) et bénéficieront de « l’obligation climatique imposée aux banques ».

A cette fin des facilitateurs / assembleurs de projets seraient financés par la région pour définir des objectifs et des projets et impliquer tous les acteurs potentiels du territoire concerné.

Pour Ecolo, il s’agit davantage que de faire des projets sur des territoires, de développer des projets de territoires.

Voir la vidéo sur Energie 2030

Voir la vidéo sur Courant d’Air


LEVIER #3

Les grands acteurs de l’énergie ALLIES de la transition énergétique

L’État a la responsabilité d’orienter les grands acteurs de l’énergie vers le 100% renouvelable et d’en faire les ALLIES de la transition énergétique.

Comment ?

En concluant des Accords de branche avec les principaux acteurs publics et privés du monde de l’énergie. En confiant le pilotage de la transition à une instance indépendante du pouvoir politique associée à un « comité de contrôle et de concertation » démocratique associant l’ensemble des acteurs concernés.
En garantissant l’accès aux réseaux et le développement de capacités de stockages centralisées et décentralisées qui doivent rester publics.

Voir la vidéo récap : https://vimeo.com/186158383
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Niveau 5

Un dossier suivi par

Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d'ECOLO
Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.
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Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d'ECOLO
Militante féministe et consultante diversité, je me passionne pour les questions de gouvernance et plus précisément sur l’évaluation des politiques publiques. J’ai toujours eu des engagements politiques. C’est ainsi que progressivement, et parce que je crois en l’écologie politique comme projet de société global et progressiste, j’ai naturellement rejoint les rangs d’Ecolo.
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