Budget

En niant l’échec de sa politique économique, le Gouvernement fédéral hypothèque les générations futures

(cc)Images_of_Money

Après la Cour des Comptes, le Comité du Monitoring, le Conseil supérieur des Finances… et l’opposition fédérale, c’est à présent la Commission Européenne qui alerte le Gouvernement fédéral sur l’échec de sa politique économique, en annonçant un déficit de 9,8 milliards d’euros pour 2018. Ce qui ne fait que confirmer le diagnostic des écologistes à propos des choix politiques de la majorité libérale-nationaliste : inefficaces en plus d’être injustes et non-visionnaires !

En savoir plus

URL de partage :

Par Georges Gilkinet
Publié le 12 novembre 2016

+ -
Niveau 3

« Ce qui est frappant quand on questionne le Gouvernement à ce sujet, comme je l’ai fait jeudi en séance plénière de la Chambre, c’est sa capacité à nier les problèmes, à chercher des excuses externes et à manier la pensée magique selon laquelle tout ira mieux demain, même si on ne change pas de cap. Un tel manque de prise de conscience du problème budgétaire est réellement inquiétant, à moins qu’il n’y ait derrière cela un agenda caché d’affaiblissement de l’Etat fédéral et de démantèlement de la sécurité sociale », s’inquiète Georges Gilkinet, député fédéral.

A chaque dépôt de budget, la Cour des Comptes s’interroge sur le caractère « peu étayé » des mesures présentées par la majorité fédérale, surtout au niveau des recettes nouvelles. Le Comité du Monitoring a également tenter de corriger une vision trop optimiste de la réalité, sans résultat. Pas plus le Conseil supérieur des Finances que le Bureau du Plan n’ont eu l’oreille du Gouvernement fédéral, qui n’écoute que ce qu’il veut bien entendre. Le résultat est que la Belgique est à présent menacée d’une procédure de sanction suite à un déficit excessif.

« On connaît malheureusement les conséquences d’une telle situation. Demain, la majorité nous dira qu’il faut encore réaliser des économies en sécurité sociale, elle sabrera dans les dépenses d’investissement ou augmentera encore des taxes injustes.

Nous ne voulons pas d’un scénario qui renvoie le problème aux générations futures. Il existe des alternatives en matière budgétaire, via une fiscalité plus juste et mieux répartie, via une meilleure répartition des revenus et du travail, une gestion plus rigoureuse et éclairée, mais aussi des mesures plus efficace de lutte contre la fraude fiscale, qui prive chaque année l’État fédéral de recettes par milliards. Nous voulons un budget plus juste, plus efficace et qui prépare demain ! », conclut Georges Gilkinet.

+ -
Niveau 4

Un dossier suivi par

Georges Gilkinet

Georges Gilkinet

Député fédéral
En savoir plus
Haut de page

Chargement