Mobilité dans/vers Bruxelles

Et si on en finissait rapidement avec les bouchons dans Bruxelles ?

Tandis que la Wallonie attend toujours son RER et que Bruxelles s’interroge sur ses tunnels, ECOLO défend une vision pragmatique et budgétairement réaliste de la mobilité dans et vers Bruxelles. Objectif : en finir avec les bouchons dans la Capitale !
Le saviez-vous ? La SNCB dispose d’un réseau très dense dans Bruxelles, qui permet de se déplacer partout dans la Capitale avec une rapidité impressionnante. Le problème ? Ce réseaux est totalement sous-utilisé et sous-exploité par la SNCB.

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Par Marcel Cheron, Céline Delforge
Publié le 25 février 2016

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Niveau 3

La Plateforme intermodalité se réunit pour la première fois ce vendredi. Il était plus que temps : les relations entre les niveaux de pouvoir compétents pour cette matière sont au plus mal et les différentes sociétés de transport ne communiquent pas pour établir leur offre. Pendant ce temps, à Bruxelles, c’est la chaos : le RER patauge, les tunnels s’écroulent, les files s’allongent. Étant donné la situation budgétaire, la situation ne s’arrangera pas dans l’immédiat : personne n’est prêt de trouver les 800 millions d’€ pour finaliser le RER, ni le milliard de réparation et d’entretien des tunnels.

Pourtant, de nombreuses solutions existent pour améliorer la mobilité dans, vers et autour de Bruxelles, à moindre coût. Avec celles-ci, on est gagnant :

  • sur le court terme, on crée des solutions immédiates d’accès alternatif à Bruxelles et dans Bruxelles et autour de Bruxelles ;
  • sur le long terme, on crée déjà les conditions d’un mobility shift, de la voiture vers le rail et les autres modes de déplacements, par une attractivité renforcée.
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Niveau 4

Nos propositions :

1. PRIORITE ABSOLUE : TERMINER LE RER (mise à 4 voies + exploitation)

Le RER, tel qu’il a été conçu à l’origine, est un projet indispensable pour Bruxelles et les navetteurs : 4 trains L par heure aux heures de pointe sur les voies extérieures, des trains directs qui circulent sans entrave sur les voies intérieures, et de nouvelles gares pour créer un maillage tout autour de Bruxelles. Formidable, mais imaginé pour la 1ere fois en 1989, officialisé en 2001, entamé en 2006, et annoncé pour 2012, il sera finalisé pour...2030. Si tout va bien. La priorité politique et budgétaire doit revenir vers ce formidable outil. Nous attendons aujourd’hui des actes, pas des promesses.

2. METTRE EN OEUVRE DES SOLUTIONS IMMEDIATES … ET DURABLES

  • Activer le REB

Les écologistes ont proposé dès 2013 une solution prête à l’emploi : le REB. Dans l’étude Rail4Brussels commandée par le SPF mobilité et rendue publique le 15/02, les auteurs vont dans le même sens. Bruxelles dispose actuellement d’infrastructures ferrées qui sont largement sous-exploitées et se trouvent protégées de la circulation automobile. Il s’agit du réseau de la SNCB. 29 gares et 160 km de lignes qui n’attendent qu’à être utilisés. Si la Région accueille un réseau ferroviaire très dense, il est peu exploité, en particulier les lignes et gares secondaires dont certaines sont fermées le soir et le weekend (la ligne 26 par exemple) et très mal desservies aux heures de pointe.

  • Développer un plan de transport SNCB ambitieux

Le plan de transport 2017 est une occasion de faire du rail une priorité majeure de notre politique de mobilité. En effet, pour le REB, comme pour l’offre « S », substitut (ersatz ?) temporaire du RER, c’est le plan de transport qui déterminera à quelle heure partent les premiers et derniers trains, les fréquences d’arrêt, les temps de parcours...Bref, l’existence ou non d’un maillage ferroviaire efficace dans et autour de Bruxelles.

  • Optimiser la jonction Nord-Midi

Encore une vertu du REB, à concrétiser dans le plan de transport : en valorisant les lignes 50/60 (Gand/Termonde), 24 (Malines/Anvers), 28 (Bxl-Midi/Schaerbeek), 36 (Louvain), à l’intérieur de la Région bruxelloise, la SNCB peut délester la liaison Nord-Midi.

  • Une offre de transport intégrée, dès aujourd’hui

Pour attirer de nouveaux usagers, il faut faire en sorte que les transports en commun soient performants et que le passage d’un mode de transport à l’autre soit fluide et aisé. Dans un contexte fédéral, avec l’éclatement des compétences en matière de mobilité, ceci n’est pas simple. Si la création d’une plateforme intermodalité était urgent, il est également urgent d’obliger les opérateurs à coopérer.

3. REMETTRE LE THEME DE LA MOBILITE A L’AGENDA DEMOCRATIQUE PAR LA COOPERATION ENTRE NIVEAUX DE POUVOIR ET PAR UN CONTROLE PARLEMENTAIRE

Ces derniers temps, en matière de mobilité, les lieux et les « machins » s’accumulent : Comité de concertation, plateforme mobilité, CEMM, comité d’orientation RER, cellule d’investissement ferroviaire, etc. Au-delà du nombre incroyable de structures, tous ont une chose en commun : l’absence de transparence et de contrôle par les élus. Au vu de l’importance de ce sujet pour le pays tout entier, qu’il s’agisse des citoyens, des entreprises, des communes, des régions ou du fédéral, Ecolo demande la création d’une commission parlementaire de coopération , regroupant le fédéral et les trois régions. Cette commission conjointe aura pour mission de débattre démocratiquement et publiquement des grands enjeux de mobilité dans et autour de Bruxelles, et d’alimenter le débat de la future plateforme d’intermodalité, lieu d’une mobilité moderne de, vers, dans et autour de Bruxelles.

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Niveau 5

Un dossier suivi par

Marcel Cheron

Marcel Cheron

Député fédéral
Ma formation d’historien et mon expérience de marathonien m’ont appris à prendre du recul, à aller au fond des choses, à ne rien laisser au hasard ou à l’à peu près. Député wallon et chef de groupe à la Communauté française (la culture et l’enseignement sont mes matières de prédilection). Spécialisé dans le fonctionnement des institutions, je représente ECOLO dans les négociations communautaires où avec mes amis de Groen !, j’essaie de construire des solutions originales et équilibrées.
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Céline Delforge

Céline Delforge

Députée bruxelloise
Résolument à gauche, je me bats :
- pour une société libérée des dogmes de la croissance et de la compétition
- pour la solidarité et la redistribution des richesses tant financières que naturelles
- pour une économie basée sur les besoins qu’il s’agisse de l’alimentation, des transports ou du logement et non basée sur les frustrations engendrées par l’omniprésence de la publicité, bras armé de la société de consommation.
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