Allocations d’insertion 

Le Parlement de Wallonie s’accorde sur une résolution d’Ecolo

Photo Flickr (CC) David A Ellis

Le texte d’une résolution sur les allocations d’insertion dont Ecolo est à l’origine a été débattu en séance plénière au Parlement de Wallonie. Le vote de ce soir a entériné la décision favorable intervenue en Commission de l’emploi et de la formation, au cours de laquelle seul le MR a voté contre.

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Par Hélène Ryckmans, Matthieu Daele
Publié le 13 janvier 2016

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La résolution portée par la députée Ecolo Hélène Ryckmans, et à laquelle le PS et le cdH se sont ralliés, appelle le gouvernement wallon à faire pression sur le Gouvernement fédéral pour qu’il revoie sa copie en matière d’allocations d’insertion. L’objectif ? Supprimer, ou au moins alléger, la limitation à trois ans des allocations d’insertion, supprimer la condition de détenir un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur pour y avoir droit avant 21 ans, et la limitation à 25 ans pour une première demande d’allocation. Ces mesures ont en effet un impact négatif sur une série de politiques régionales et touchent surtout plus fortement la Wallonie. Dans cette région, rien que pour la première moitié de l’année 2015, ce sont plus de 17.800 personnes, dont 2/3 de femmes, qui ont été exclues du droit aux allocations d’insertion !

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« Le contexte économique et le marché de l’emploi actuels n’offrent que peu de perspectives, a fortiori pour les jeunes en recherche d’un premier emploi ou pour les profils moins qualifiés », commente la députée Ecolo Hélène Ryckmans. « Décrocher un emploi, même lorsque toutes les démarches possibles sont entreprises, peut prendre plusieurs années dans ce contexte de rareté d’emplois. En outre, travailler ne suffit pas pour garder ou retrouver ses droits : il faut aussi travailler assez et pendant assez de temps pour avoir droit à une allocation d’insertion. Il est clair que les mesures d’exclusion prises par le Gouvernement fédéral n’aboutiront qu’à une aggravation de la pauvreté et au creusement des inégalités sociales, singulièrement pour les jeunes et les femmes. Ces dernières sont en effet davantage exclues des allocations d’insertion en raison des inégalités persistantes dans leur accès à un emploi à temps plein et des rôles sociaux qui continuent de leur être attribués. En tant qu’écologistes, nous ne pouvons supporter cette situation profondément injuste. »

« Par ailleurs, nous dénonçons fermement les charges qui ne cessent de se reporter sur les villes et communes, déjà en difficulté », renchérit le député Ecolo Matthieu Daele. « Elles sont notamment durement touchées par les effets du ’Tax Shift’ et doivent assumer les mauvaises décisions fédérales, alors que les besoins en investissements locaux, sociaux et durables n’ont jamais été aussi forts. Les CPAS sont inquiets pour les milliers de personnes exclues et qui ont finalement disparu des radars : dans quelle précarité se retrouvent-elles aujourd’hui ? Ce n’est pas le très faible budget du plan wallon de lutte contre la pauvreté qui permettra d’y faire face. C’est pourquoi nous demandons que les CPAS soient refinancés pour faire face à ces exclusions. »

Par ce texte, Ecolo appelle en outre le Gouvernement wallon à exprimer son opposition à toute nouvelle forme d’exclusion, à mettre en œuvre le contrat d’insertion tel que prévu dans la politique régionale et à intensifier ses efforts en matière de formation et de mise à l’emploi. « Nous plaidons pour des mesures de soutien à l’économie, à la création d’emplois de proximité et à la cohésion sociale, à la place de politiques d’exclusions qui mènent les gens dans l’impasse », conclut Hélène Ryckmans.

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Un dossier suivi par

Hélène Ryckmans

Hélène Ryckmans

Députée wallonne, députée à la fédération Wallonie-Bruxelles, Sénatrice
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Matthieu Daele

Matthieu Daele

Député wallon et député au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles
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