Dossier Kazakhgate

Les bureaux politiques d’Ecolo et de Groen réclament la mise sur pied d’une commission d’enquête sur cette affaire d’État !

Photo (C) Reporters

Chaque jour apporte son lot de révélations dans le dossier dit du « Kazakhgate », confirmant les critiques et soupçons émis par les Verts depuis 2011 sur la loi de transaction pénale amiable. Tant sur la procédure, précipitée et manifestement téléguidée par des intérêts extérieurs, que sur le fond, cette Loi crée en effet une justice de classe.

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Par Zakia Khattabi, Patrick Dupriez, Georges Gilkinet
Publié le 14 novembre 2016

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Niveau 3

Les informations de plus en plus précises qui sont révélées par la presse et via les questions parlementaires des députés écologistes, indiquent que la Loi sur la transaction pénale amiable adoptée en mars 2011, l’a été sous pression du Président de la République française de l’époque en fonction des intérêts Kazakhs, le tout notamment avec la collaboration active de l’ex-président du Sénat Armand de Decker. ECOLO et Groen dénoncent ces agissements qui mettent à mal tant la séparation des pouvoirs que la souveraineté de notre État. C’est la raison pour laquelle, réunis chacun en bureau politique, ils réclament aujourd’hui la mise sur pied d’une Commission d’Enquête au Parlement fédéral.

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Niveau 4

« Les faits dont il est question sont d’une gravité sans nom. Il s’agit d’affaires d’une ampleur telle qu’on n’en voit pas tous les 5, 10 ou 20 ans : une véritable affaire d’état. Le fait que des personnages très riches et très influents, dont la naturalisation pose question, puissent échapper à une décision judiciaire grâce à des appuis qui auront influencé tant le Parlement que le Gouvernement de l’époque, et même la Justice, doit être élucidé. Il est nécessaire que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé au début de l’année 2011. C’est la raison pour laquelle les bureaux politiques d’Ecolo et de Groen réclament aujourd’hui la mise sur pied d’une Commission d’Enquête », explique Patrick Dupriez, co-président d’Ecolo.

S’il faut espérer que l’enquête judiciaire en cours aboutisse rapidement, il y a des conclusions politiques à tirer dès à présent : « Depuis le début du dossier, Ecolo et Groen sont sur la balle. J’ai contesté le principe de la Loi et cherché à comprendre les mécanismes qui y avaient conduit. Les faits sont suffisamment graves pour qu’on mette tout en œuvre pour les mettre au jour et, ensuite, adopter les réformes qui permettront d’éviter leur répétition. Plus que jamais, l’éthique doit prévaloir sur le mélange des genres et les conflits d’intérêt. C’est le sens qu’il faut donner à notre demande de la mise en place d’une Commission d’Enquête », conclut Georges Gilkinet, député fédéral ECOLO.

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Niveau 5

Un dossier suivi par

Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d'ECOLO
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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d'ECOLO
Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.
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Georges Gilkinet

Georges Gilkinet

Député fédéral
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