Police

Non à la privatisation des missions de police

Photo (C) Reporters

Le Gouvernement fédéral continue petit à petit de vider l’État de ses compétences. Au tour cette semaine des missions policières, via le projet de loi ’Sécurité privée’ du Ministre Jambon (N-VA) visant à réformer la loi Tobback et à élargir le transfert des compétences de la police vers les agents privés de gardiennage. Le vote est prévu pour cet après-midi en Commission Intérieur.

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Par Gilles Vanden Burre
Publié le 17 mai 2017

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Concrètement, cette loi autoriserait les agents de sécurité privés à opérer des fouiller sur les citoyens ou à effectuer des recherches dans des bâtiments spécifiques, le tout sans aucune présence policière.

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Pour Ecolo-Groen, ces mesures correspondent à de mauvaises réponses apportées à un réel problème : le sous-effectif policier. « Nos forces de police sont surchargées, d’autant plus dans le contexte actuel de lutte contre le terrorisme. Mais la réponse de ce Gouvernement fédéral est inappropriée, » commentent les députés fédéraux Gilles Vanden Burre (Ecolo) et Stefaan Van Hecke (Groen). « Plutôt que d’engager de nouveaux policiers, il préfère transférer certaines tâches au secteur privé. Or, la logique et les objectifs d’une société privée sont, en général, différents de ceux d’une entreprise publique. On ne peut accepter que les missions de protection de la population soient, par exemple, soumises à des logiques de rentabilité. Ce projet de loi de la N-VA, soutenu par le MR et la majorité, pose également de nombreuses questions, en termes de contrôle démocratique, de formation, de priorités et de budget, » ajoute Gilles Vanden Burre.

Les enjeux de contrôle démocratique sont effectivement au coeur des inquiétudes des écologistes. « En effet, le projet de loi reste trop vague sur les mécanismes visant à contrôler les agents privés qui ne dépendent ni des conseils de police ni du Ministre, contrairement aux fonctionnaires de police, » poursuit Gilles Vanden Burre.

Il est également apparu que les collectivités locales craignaient de devoir payer des frais supplémentaires dans un contexte budgétaire particulièrement compliqué. « Qui va payer la facture de ces agents privés est effectivement la question qui fâche… Surtout que les entreprises privées doivent dégager des profits, ce qui risque d’augmenter les coûts pour les communes et les zones de police concernées, et au final pour les citoyens, » conclut Gilles Vanden Burre.

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