Nucléaire

Prolongation des centrales nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 : la décision politique ne résiste plus aux analyses scientifiques

Photo (CC) Flickr

Une nouvelle étude, réalisée cette fois par des universitaires qui assument être favorables au nucléaire, remet en doute la décision de prolonger les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2. Les universitaires émettent deux critiques extrêmement interpellantes ...

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Par Jean-Marc Nollet
Publié le 13 septembre 2017

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Niveau 3

(1) L’hydrogène ne peut être la cause exclusive des milliers de fissures répertoriées dans les cuves. Soit il y a une autre cause, mais les chercheurs n’ont pu identifier laquelle ; soit, plus préoccupant encore, les défectuosités actuelles évoluent avec le temps.

(2) La méthodologie utilisée par Electrabel pour analyser l’interaction entre les défauts n’est pas scientifiquement consolidée et aucune preuve n’est apportée que « le cas le plus grave » a bien été pris en considération.

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Niveau 4

« Dans le secteur nucléaire, on ne peut pas badiner avec la sécurité. En acceptant la relance de ces réacteurs fissurés, le gouvernement fait courir beaucoup trop de risques à la population », s’insurge le chef de groupe ECOLO à la Chambre Jean-Marc Nollet, qui regrette l’attitude de l’AFCN : « la manière dont l’Agence tente de clore le dialogue scientifique en ne répondant plus aux arguments avancés est inacceptable et est en soit une reconnaissance de la gravité du problème. Ceci vient par ailleurs s’ajouter au manque de transparence et à la fragmentation des informations distillées, comme le regrettent très justement les chercheurs ».

Pour les écologistes, la publication de cette étude doit être l’occasion d’une remise en cause de ce qui a été décidé dans la précipitation et sans consensus scientifique suffisant au regard des risques encourus.

« Ce n’est d’ailleurs pas la première étude scientifique qui remet en question la relance de Doel 3 et Tihange 2. Que faut-il de plus pour que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour protéger tous les citoyens belges mais aussi nos voisins allemands et hollandais de ces risques inconsidérés ? L’entêtement d’Electrabel, de l’AFCN et des ministres Jambon et Marghem est inadmissible », conclut Jean-Marc Nollet.

Consulter l’étude :

PDF - 2.8 Mo
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Niveau 5

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Jean-Marc Nollet

Député fédéral
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