Santé

Réintégration des travailleurs malades : la majorité fédérale s’attaque à nouveau aux plus fragiles

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Par Muriel Gerkens
Publié le 31 mars 2017

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Après les jeunes bénéficiaires d’allocations d’insertion, après les travailleurs à temps partiel, souvent des femmes, privés de complément d’allocation, après les pensionnés et l’ensemble des allocataires victimes du saut d’index et de plus de 3 milliards de coupes budgétaires linéaires dans la sécurité sociale depuis le début de la législature, le Gouvernement fédéral s’attaque à présent aux malades de longue durée. Pour les écologistes, l’accord intervenu en Gouvernement ce vendredi sur « la réintégration des malades de longue durée » n’est qu’une nouvelle preuve de la volonté de la majorité libérale nationaliste de mettre à mal notre système de solidarité et de faire payer aux plus fragiles les conséquences de ses mauvais choix budgétaires.

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« La décision prise par la majorité fédérale n’a d’autre visée que budgétaire, ce qu’elle essaie maladroitement de masquer sous couvert d’objectifs positifs de réintégration des malades sur le marché du travail. Une nouvelle fois, la majorité fédérale montre son caractère inhumain et s’attaque aux plus faibles. Ce qu’elle nomme ’responsabilisation’ est en fait un régime de sanction drastique pour les malades de longue durée qui ne pourraient suivre le parcours de réintégration, sans prévoir un niveau équivalent de responsabilisation de leurs employeurs, » dénonce Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo et Présidente de la Commission Santé de la Chambre.

Les Verts constatent que, comme souvent, la majorité fédérale fait l’impasse sur l’origine des problèmes à l’origine de l’augmentation du nombre de malades de longue durée, notamment la dégradation des conditions de travail, le recul de l’âge de la pension et la suppression des possibilités de crédit-temps.

« Nous reconnaissons que, dans certaines situations particulières et avec l’accord du travailleur, la reprise du travail d’un malade de longue durée se justifie et peut lui être bénéfique. Le problème est ici d’en généraliser le principe et de prévoir des régimes de sanction qui, inévitablement, vont prolonger dans l’abîme des travailleuses et des travailleurs déjà fragilisés. Ce faisant, la majorité fédérale s’exonère de toute responsabilité par rapport à l’explosion du nombre de malades et entretient son mythe préféré du malade profiteur. Or, des alternatives existent, une approche constructive et respectueuse des travailleurs malades, et des employeurs, est possible. Nous les remettront sur la table dans le cadre du débat parlementaire à venir sur cette mesure, et nous continuerons de nous battre contre cette nouvelle mesure injuste, » conclut Muriel Gerkens.

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