Syrie

Syrie : faire cesser le massacre et reconstruire le pays sans Bachar el-Assad

(c) Reporters

L’attaque chimique contre Khan Cheikhoun, en Syrie, nous rappelle une nouvelle fois que le conflit syrien ne connaît aucune pause dans ses atrocités. La mort d’au moins 58 personnes, dont de nombreux enfants, au moyen d’armes interdites représente une nouvelle étape dans une succession quasi ininterrompue de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. « Il semble ne faire aucun doute que l’armée syrienne est derrière cette nouvelle attaque. Cet acte chimique n’est d’ailleurs pas le seul perpétré cette année par le régime. Depuis la reprise d’Alep en décembre dernier, de nombreuses attaques au chlore menées par les forces pro-Assad ont été répertoriées. L’heure des tergiversations est passée depuis bien longtemps. Ces massacres et ces crimes contre l’humanité doivent cesser, et Bachar el-Assad doit partir, » commente le député fédéral Ecolo Benoit Hellings.

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Par Benoit Hellings
Publié le 5 avril 2017

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L’attaque contre Khan Cheikhoun représente en effet un sommet au vu des moyens engagés. Dans la longue liste des crimes commis durant ce conflit, l’usage d’armes chimiques est l’un des plus lâches et des pires. Ecolo rappelle que les Européens disposent de moyens d’actions à mettre en mouvement, pour empêcher que ces crimes restent impunis. « Nous demandons que la Belgique soutienne la mise en place d’une enquête internationale, destinée à identifier les responsables de l’attaque sur Khan Cheikhoun. Nous souhaitons également que le nécessaire soit entrepris pour que ces responsables soient poursuivis devant la justice internationale. La paix requiert la justice, » ajoute Benoit Hellings.

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S’écarter de ces principes reviendrait en effet à laisser le champ libre aux dictateurs en toute genre, qui auront encore moins de scrupules à recourir aux violences à l’égard de leur population. Pour Ecolo, cet abaissement de la norme internationale représente un danger contre lequel toutes les démocraties doivent se dresser. Le droit international ne doit en effet pas devenir un chiffon de papier, agité au gré de massacres restant impunis. Il est du devoir et de la responsabilité de la Belgique, par ailleurs candidate à un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU, de s’engager activement par rapport aux recommandations que le Conseil de Sécurité formulera à l’issue de sa réunion d’urgence aujourd’hui.

Au moment où se tient en outre à Bruxelles la conférence internationale sur la Syrie, les écologistes insistent également sur le respect, par l’Europe, de ses résolutions par rapport au conflit syrien. La reconstruction de la Syrie passe par un plan de transition politique. « L’ampleur des atrocités dont Bachar el-Assad s’est rendu responsable à l’égard de sa population oblige cette transition. Assad doit partir. Un processus politique inclusif engageant la transition du pouvoir est la seule voie de sortie à cette guerre interminable. Début mars 2017, le Syrian Network for Human Rights chiffrait le nombre de victimes à 207.000 civils morts, dont 25.000 enfants. Le chiffre des 5 millions de réfugiés vient également d’être dépassé. Notre résignation prolonge le conflit, aggrave les souffrances et nous met nous-mêmes en danger face aux conséquences de ces atrocités. Baisser les bras revient à abandonner ces populations à leur sort et mettre en danger le droit humanitaire et internationale. L’Europe doit rester ferme et se donner enfin les moyens d’agir, » conclut Benoit Hellings.

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Un dossier suivi par

Benoit Hellings

Benoit Hellings

Député fédéral
Benoit Hellings est né à Oupeye le 7 juillet 1978.
36 ans | Deputé fédéral élu dans la circonscription de Bruxelles | Cycliste quotidien | Ancien Président du Port de Bruxelles | Ancien Sénateur | Ecologeek
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