Intervention parlementaire

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Publié le 13/06/2017
Niveau : Région wallonne
Type : Question orale

La prise en compte systématique du vélo dans les chantiers routiers régionaux


Monsieur le Ministre, la Déclaration de politique régionale est assez volontariste lorsqu'il s'agit de parler du vélo : « Le vélo et la marche à pied doivent être encouragés, car ce sont des modes de transport à part entière. Ils sont de plus bons pour la santé, l'environnement et la fluidité du trafic. Dans ce but, le Gouvernement s'engage à prendre systématiquement en compte le vélo, les piétons et les personnes à mobilité réduite dans la gestion des espaces publics, en particulier lors de chaque réaménagement de voiries ». 


Malgré cela, et c'est un constat qui est fait par le GRACQ, on n'observe toujours pas sur le terrain une prise en compte systématique du vélo dans tous les chantiers routiers régionaux. En 2016, seul un chantier sur deux a amélioré le confort et la sécurité des cyclistes qui circulent au quotidien sur nos routes régionales. 


En 2016, le GRACQ a observé 27 chantiers menés par le SPW. Il constate que seulement 12 d'entre eux ont intégré sérieusement le vélo et trois partiellement. Aucune amélioration n'a été constatée sur les 12 derniers chantiers. On n'est donc pas dans une courbe positive pour la prise en compte du vélo en Wallonie, puisqu'en 2015, le GRACQ avait observé 72 % de chantiers positifs pour le vélo, contre seulement 55 % en 2016. 


Plus qualitativement, l’aménagement idéal sur une route régionale, où l'on observe à la fois un trafic et des vitesses élevées, est une piste cyclable clairement séparée, ce qui n’est concrétisé que dans cinq chantiers observés sur 27, soit moins d'un sur cinq. 


Selon le GRACQ, les facteurs de non-intégration du vélo sur les chantiers régionaux du SPW sont multiples. On peut penser à l'absence d'espace sur certaines voiries, mais également un manque de budget, un manque d'intérêt pour le vélo de certaines communes traversées, la non-consultation des usagers cyclistes et des associations qui les représentent, l'absence de sollicitation d'avis préalable de la Direction des déplacements doux ou encore un manque d'attention au vélo dans certains districts routiers et ce, malgré les directives ministérielles. 


Le but fixé par le Gouvernement wallon, c'est-à-dire la prise en compte systématisée du vélo n'est donc pas hors de portée, mais cela demande un sérieux coup de reins pour être atteint. Je vous pose la question de savoir quand l'objectif de prendre systématiquement en compte le vélo dans les chantiers sera-t-il concrètement mis en œuvre ?
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