Intervention parlementaire

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Publié le 27/06/2017
Niveau : Région wallonne
Type : Question orale

La création d'un hébergement d'urgence du type Le Refuge en Wallonie


Ma question orale concerne l'hébergement d'urgence de type Le Refuge en Wallonie, qui a une question budgétaire parmi d'autres. Je me permets de la développer maintenant. On sait qu'en Belgique, nous sommes l'un des États les plus avancés au monde en matière d'égalité de droit et de traitement pour les LGBT. Notre pays apparaît, en effet, comme un précurseur au niveau institutionnel, avec, entre autres, l'accès juridique au mariage depuis 2003 et l'adoption depuis 2006. Malgré cela, je pense que l’on est bien d'accord pour dire que tout n'est pas encore parfait pour les personnes LGBT, qu'il y a encore du pain sur la planche. Je pense notamment à de nombreux jeunes qui sont encore aujourd'hui victimes de la discrimination en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre, et ce, parfois même au sein de la sphère familiale.

 

Il faut rappeler qu'un jeune homosexuel a sept fois plus de chance de faire une tentative de suicide qu'un jeune hétérosexuel. Cela reste très problématique. Il y a des associations qui existent. Elles effectuent un travail notable sur cette problématique. Cependant, il n'y en a aucune qui est en mesure d'offrir à ces personnes un hébergement d'urgence et un accompagnement juridique, à l'image des refuges pour femmes battues, mis en place dans notre Région. Or, ces personnes nécessitent aussi un encadrement spécifique.

 

En France, il existe, depuis 2003, une association qui s'appelle Le Refuge, dont la vocation est de proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical, psychologique et juridique aux jeunes personnes majeures victimes d'homophobie et de transphobie. Il est conventionné par l'État. Cette structure est unique. Elle a, depuis lors, montré toute son importance. Elle est devenue, au fil des années, une actrice incontournable de la lutte contre les discriminations faites aux membres de la communauté LGBT, au point que, depuis quelques années, cette association française reçoit de nombreuses demandes de jeunes belges qui cherchent un établissement comparable.

 

Mes questions sont les suivantes:

 

Vers quelles structures d'accueil sont aujourd'hui redirigées les personnes LGBT qui se situent dans cette situation, c'est-à-dire exclues de leur foyer en raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre ? Si ces personnes sont redirigées vers les accueils de nuit standards, comment est gérée cette diversité ? Quel accompagnement social et juridique la Wallonie a-t-elle mis en place pour aider ces personnes discriminées ? Quel est le budget régional alloué à l'accompagnement social, médical, psychologique et juridique des personnes victimes d'actes d'homophobie ou de transphobie ?
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