Samusocial

Ecolo et Groen demandent un commission d’enquête sur la gestion globale du Samusocial et les rémunérations des administrateurs

Photo (C) Reporters

Ecolo et Groen ont écrit cet après-midi à Charles Picqué, Président du Parlement, pour demander la mise en place dans les plus brefs délais d’une commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur les questions entourant la gestion du Samusocial.

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Par Alain Maron
Publié le 6 juin 2017

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« Etant donné le brouillard entretenu par le Samusocial, et tout particulièrement le fait que Mme Peraita a diffusé des informations mensongères sur ses propres rémunérations et celle de M. Mayeur, je demande que le Parlement se donne les moyens de faire toute la lumière sur ce dossier », annonce le député bruxellois Alain Maron.

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Chaque jour apporte son lot de nouvelles révélations. Cet après-midi, c’est la RTBF qui dévoile que les montants perçus par M. Mayeur et Mme Peraita de la part du Samusocial sont encore supérieurs à ceux déclarés par le Samusocial lui même jusqu’à présent.

Ces informations s’ajoutent donc à celles déjà accumulées par le député Alain Maron :

  • le Samusocial a tout d’abord envoyé des montants très globaux et généraux en réponse à la première question écrite d’Alain Maron (envoyée au greffe le 17 février dernier, déjà !) : confirmation des montants globaux affectés aux rémunérations des administrateurs (un peu moins de 60.000 euros en 2016, pour des jetons qui valent 140 euros par administrateur, par réunion) ;
  • Alain Maron, le 16 mai, envoie une salve de questions écrites vers les Ministres disposant de représentants au CA du Samusocial. Ils ont un mois pour répondre. Pas de réponse à ce stade ;
  • le Samusocial a ensuite refusé – de manière « vive » et parfois en s’appuyant sur un conseil juridique - de répondre aux questions complémentaires posées par des journalistes sur la répartition de ce montant entre administrateurs ;
  • en commission Affaires Sociales du Parlement, le mercredi 31 mai denier, en réponse à l’interpellation d’Alain Maron portant aussi sur les rémunérations au Samusocial (opportunité, répartition, travail couvert, etc), la Ministre Fremault a dit qu’elle n’était pas en mesure de répondre car le Samusocial refusait de transmettre les informations ;
  • dans le Soir du 1er juin, Mme Peraita et le président de l’ASBL confirment les montants globaux et apportent une précision : les 4 membres du Bureau (dont M. Mayeur et Mme Peraita) reçoivent 1400 bruts / mois, pour couvrir 10 réunions par mois, avec des jetons de 140 euros / réunion. Ils affirment que ces montants ne sont pas couverts par des subventions publiques… ce qui signifie dès lors qu’ils sont couverts par les dons, l’autre type de recettes du Samusocial ;
  • dans une communication livrée au Soir pendant le WE et publiée par le Soir ce mardi 6 juin matin, les responsables du Samusocial expliquent que le Président et Mme Peraita se seraient « mal exprimés » quelques jours plus tôt dans le même journal : les « jetons de présence » des membres du Bureau seraient forfaitaires (ils toucheraient donc qu’il y ait ou non réunion) et ils ne seraient couverts ni par les dons, ni par les subventions. Ceci dit, selon les comptes 2015 du Samusocial, les recettes de l’asbl sont exclusivement constituées de dons et de subventions.

Par ailleurs, depuis des mois, Ecolo interpelle M. Smet et Mme Fremault sur le fait que le Samusocial reçoit de plus en plus de subventions et de missions de la Région, alors que cette ASBL semble sous la coupe quasi exclusive de mandataires PS de la Ville de Bruxelles. M. Smet ayant été jusqu’à activer des budgets issus de ses compétences en mobilité, alors qu’il est ministre de l’action sociale conjointement avec Mme Fremault.

« On le voit, la gestion du Samu social entraîne dans son sillage de nombreuses questions qui restent sans réponse. Au fil du temps, les explications fournies par M. Mayeur et Mme Pereita évoluent et contribuent toujours un peu plus à alimenter le doute et la suspicion. Pouvoir auditionner les personnes concernées sous serment est de nature à faire rapidement toute la lumière sur ce dossier pour le moins nébuleux », conclut Alain Maron.

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Un dossier suivi par

Alain Maron

Alain Maron

Député bruxellois
Mes matières de prédilections sont les politiques de développement urbain, l’urbanisme, la mobilité et l’environnement, les politiques sociales et d’insertion, ainsi que les politiques culturelles.
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